22 mars 2025
Il est à deux doigts de la retraite.
Il raconte… Son boulot, ses amours, son enfance.
A travers ce monologue jaillit un monde invisible, celui des gardiens de logements sociaux : ce récit, drôle ou tragique, toujours surprenant, ouvre la voie d’une autre réalité, celle d’un métier qui parle d’humanité, au cœur d’une société de plus en plus individualiste et violente.
Cet homme qui refuse le titre de héros, utilise des tactiques pour voir ou ne plus voir, essayer encore et encore.
On ne sait jamais, un petit bonheur peut arriver soudain, et le hasard fait le reste…
A travers ce texte, c’est toute la vérité des logements sociaux qui revit, solitude, mixité sociale, drogue, racisme.
S’il suscite parfois le rire par la verve du protagoniste qui dépeint ses locataires avec humour malgré le pathétique inhérent à leur condition, il trouve une autre dimension dans les souvenirs de cet homme qui fait le bilan de sa vie : son enfance algérienne, sa complicité avec son frère aîné, les contes arabes qui lui racontait sa nounou, la dépression de sa mère au moment de l’exil puis, plus tard, sa rupture amoureuse et la mort de son frère assassiné.
Au fil du texte, on découvre que cet anti-héros a réussi à surmonter ses traumatismes en créant du lien avec
ceux dont il partage l’existence, ses locataires, jusqu’à ne plus vouloir les quitter…
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