08 juillet 2020
Le château de Montrottier est une ancienne maison forte, du xiiie siècle, remaniée plusieurs fois et restaurée au xixe siècle, qui se dresse sur la commune de Lovagny dans le département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes, à une douzaine de kilomètres à l'ouest d'Annecy, près des gorges du Fier.
Au titre des monuments historiques ; le donjon, le corps de logis des Chevaliers et la tour de la Religieuse font l’objet d’un classement par arrêté du ; les terrains entourant le château font l’objet d’un classement par arrêté du ; la ferme et les bâtiments composant le château à l’exception des parties classées font l’objet d’une inscription partielle par arrêté du
Le site aurait été occupé probablement à l'époque romaine ou sarrasine avec un poste de défense.
Les bâtiments du château furent édifiés entre les xiiie et xve siècles, avec des ajouts aux xixe et xxe siècles.
En 12633, la famille de Montrottier est citée dans un acte signé à Lovagny. Cette famille le tenait soit des mains des comtes de Genève ou des sires de Pontverre. En 12663, le château échoit à la famille de Grésy. Le dernier du nom le donne en 14254,3 à Amédée VIII de Savoie, qui le vend deux ans plus tard, le 19 mars 1427, à Pierre de Menthon, Bailli du Genevois, conseiller et ambassadeur de Savoie à Paris en 1417, à Rome en 1432 et à Gênes en 14413, du duc de Savoie Amédée VIII ; à l'origine de la branche des Menthon-Montrottier, contre une somme de 9 000 florins. Ce dernier va faire effectuer beaucoup de travaux de construction et de rénovation. C'est au château qu'il meurt, le 31 mars 14553, d'une blessure occasionnée à Chambéry à la suite d'un duel avec Jean de Compey.
La famille de Menthon-Montrottier conservera le château jusqu'à la Révolution et verra ses terres érigées en baronnie en 15963 et le 1er juin 16323 le duc Victor-Amédée, l'érige en comté.
En 17963 il sera vendu comme bien national à un consortium genevois puis à Bénédict Dufour, qui le laisse en héritage à son fils Guillaume-Henri Dufour.
La famille Dufour le vend en 1839 au baron Jules de Rochette, dont l'épouse fera aussi d'importants travaux, en remaniant le « Logis des Comtes » et en remplaçant l'escalier du « Logis des Chevaliers » par un escalier d'honneur.
Il est vendu en 18764 à Victor Frerejean, maître de forges, ancien président de la Chambre de commerce de Lyon, Chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, qui achève le grand escalier.
En 1906, par le décès de Marie-Louise Marès, veuve de Georges Frèrejean, le château devint la propriété de Léon Marès qui fut un grand collectionneur d'objets d'art.
À sa mort, le 14 août 19163, il le lègue, avec ses collections, à l'Académie florimontane, fondée en 1606 par François de Sales et le juriste Antoine Favre. Celle-ci en est encore aujourd'hui propriétaire.
L'Académie florimontane soutient et publie dès 1949 les recherches et travaux de Joseph Serand sur l'histoire du château et des propriétaires et, depuis 2007, celles de Julien Coppier sur Léon Marès, les autres propriétaires et les collections
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