Anne Marlange, comédienne du spectacle Les Contes Libertins de Jean de la Fontaine

28 juin 2024
Télécharger le podcast

Jean de La Fontaine, auteur des célèbres fables, a également écrit de nombreux contes qualifiés, à l’époque, d’indécents, triviaux, et qui finalement furent interdits.
Mais pourrait-on aujourd’hui encore en être choqué ?
Délicieusement coquins, ces contes sont avant tout de petits tableaux où maris cocus mais contents, amants fins stratèges, filles naïves, ermites libidineux, prennent vie de manière cocasse et drôle.
Le style suranné mais tellement vivant de Jean de La Fontaine en fait tout le charme ; et ce libertinage plein d’humour nous parle car il fait écho à quelque chose de très français et d’intemporel : la gauloiserie.
Le succès du fabuliste a éclipsé l’oeuvre du conteur.

Entre 1665 et 1674 Jean de la Fontaine a publié de nombreux contes dits « érotiques » ou même « grivois » sur lesquels une autre ombre pesait, celle de la censure.
Depuis le XVIIIème siècle les fables étaient un support de l’enseignement des jésuites et ont été récitées par les écoliers donnant de La Fontaine l’image d’un innocent fabuliste.

Or son oeuvre, loin de se réduire aux fables est faite de comédies, poésies religieuses et livrets d’opéra, mais aussi de très nombreux contes dont certains ne sont pas pour les enfants.
Ces contes en vers, ces écrits licencieux étaient lus dans des cabinets d’amateurs et célébrés à la ville mais réprouvés par l’Église et condamnés par la Cour.

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article